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François Schlatter - Grands guérisseurs

François  Schlatter  Grands guérisseurs François Schlatter, le guérisseur christique
Né à Ebersheim, en Alsace, en 1856, François Schlatter émigre aux Etats-Unis en 1884. Il s’établit comme cordonnier sur la côte Est, puis à New York. Sur les conseils d’un ami, il investit toutes ses économies dans des mines et se retrouve vite ruiné. Une toux persistante lui arrache les poumons, alors à trente-six ans, en 1892, il opte pour Denver, une ville très appréciée des amateurs d’occultisme dans le Colorado. Il fabrique chaussures, bottes et selles mais lit beaucoup sur ses sujets de prédilection : la politique, l’économie, le spiritisme et les guérisons par la prière. Depuis l’enfance, il se sent abrité d’une mission spéciale envers les pauvres, les déshérités de la société. Il tente de soigner comme il l’a lu, mais échoue souvent. Il s’essaye aussi à prédire la fin de la maladie…

Jusqu’au 25 mars 1893, où, ni en transe ni en rêve, une vision de la Trinité s’impose devant son œil intérieur : Dieu le Père tient le Livre de la Vie dans sa main gauche, Jésus vient vers lui et lui tend un lys, et le Saint Esprit est là, qui ressemble au Christ. Et puis, il y a cette voix impérieuse en lui: « Suis-moi ! Viens dans un monde de souffrances ; je ferai de toi le plus grand guérisseur depuis Jésus et tu auras un nouveau nom ».

Après des mois de doute, Schlatter vend tout ce qu’il possède et entame un « pèlerinage » qui durera deux ans. La Voix lui interdit de manger autre chose que du pain et de l’eau, et seulement tous les deux jours, parfois trois. Le dialogue est constant entre eux, Schlatter demande constamment ce qui lui est permis, il argumente aussi, peut-il enfin manger de la viande ? boire du café ? avancer ? prendre le train ? Quelle que soit la réponse, il obéit et explique sa mission à qui veut l’entendre. Il connaîtra la faim, la soif, les arrestations, les petits vols entre compagnons de misère, mais aussi les mains tendues d’inconnus aussi pauvres que lui. Il soigne aussi et est le témoin de la grande misère qui touche des familles entières. François se fait voler, dérober ses chaussures, son argent, et même arrêter pour « vagabondage » et fouetter parfois. Son parcours défie la raison, il traverse le Désert de Mojave avec ses serpents, ses scorpions, ses températures de plus 50° le jour et ses nuits glaciales… Mais lui y arrive, conversant selon ses dires avec les Prophètes, et prévenu de tout danger par son « Maître ». En juillet 1895, il arrive en territoire Navajo, en Arizona, puis au Nouveau Mexique. Dès qu’il voit une personne atteinte de surdité ou de cécité, un paralysé, il demander à prier et miracle: son soin marche ! Bientôt, sa réputation le précède, et chaque pueblo est pour lui l’occasion de développer son don de guérison. On le surnomme vite « San Francisco » ou le « Messie du Nouveau-Mexique » car Schlatter affiche une ressemblance frappante avec le Christ : il est grand, a de larges mains de travailleur, il porte les cheveux longs, ses yeux bleus sont d’une douceur extrême, et il est pauvrement vêtu. Mais quand les gens tombent à genoux devant lui, il les relève immédiatement. Il refuse tout paiement, tout remerciement, expliquant que seul le Père, Dieu, œuvre à travers lui. Lorsqu’il soigne, il lève la tête car c’est par le front qu’il sent l’énergie arriver en lui. Il murmure une prière, tout en tenant la main du patient devant lui ; il remercie lorsqu’il a fini, et c’est tout. Il ne veut jamais savoir de quelle maladie souffrent ceux qui l’attendent, seule leur foi l’intéresse, c’est elle qui soigne. Il annonce quand exactement la cure fera effet, dans tant de mois, ou de jours… Il ne se trompe plus.

Il soigne tout le monde, à commencer par les plus pauvres qui ne peuvent se payer les services d’un médecin: les Indiens, les Hispaniques et les Noirs, et il ne tolère pas de file séparée selon la race. Sa réputation grandissant, des journalistes du Morning Democrat d’Albuquerque le recherchent : Charlatan ou guérisseur divin ? Ils penchent pour la première solution mais ce qu’ils vont découvrir changera leur vie à jamais. Celle de Schlatter aussi d’ailleurs !

L’article de Will Hunter va le faire connaître dans toute l’Amérique. On supplie ce « Jésus américain » de venir soigner à Albuquerque. Puis deux hommes viennent le voir depuis Denver, au Colorado. Il soigne l’un de sa cécité et suit l’autre, un M. Fox. Pas avant toutefois d’avoir terminé son jeûne complet de 40 jours, jeûne qu’il clôturera par un repas pantagruélique, qualifié par tous les témoins de « miracle ». Un de plus. Chaque étape du voyage en train est l’occasion de nouveaux soins car on l’attend à tous les arrêts ! Lui affirme que se déplacer est inutile, le désir de venir le voir suffit, car c’est la foi qui guérit ! A Denver, il part habiter chez M. Fox et ce qui va alors se passer entre le 16 septembre et le 13 novembre 1895 défraiera la chronique et lui assurera le surnom, mérité, de « guérisseur aux cent mille guérisons ».

Dès 5 heures du matin des centaines de personnes, curieux et malades confondus, attendent dans une rue du quartier résidentiel des Fox. A 9 heures pile, Schlatter se présente dans le jardin derrière la maison, prend la main du premier dans la file et se met à prier, levant la tête vers le ciel. Puis il remercie et passe au suivant. Une pause d’une heure à midi, il reprend de 13 à 15 heures puis il se rend dans les carrioles pour s’occuper des malades ne pouvant descendre dans la rue. Ils sont ainsi des milliers à venir, campant dans les jardins des alentours la nuit, et faisant la queue dès l’aube dans des files quadruples sur des centaines de mètres. La ville est submergée de visiteurs, des tramways portent une pancarte « ici pour le guérisseur » ; les pensions sont pleines, les petits vendeurs de limonade ou couvertures amassent une fortune. Mais lui tiendra ainsi la main d’environ deux mille personnes par jour en octobre et finira par cinq mille en novembre ! Il y a les souffrants, ceux qui viennent pour un proche éloigné, les curieux, ceux qui veulent pouvoir dire « j’y étais! », les sceptiques, le plus souvent des pasteurs, mais aussi ceux qui longent la queue pour témoigner à voix haute de leur guérison miraculeuse. Schlatter soigne principalement les rhumatismes, la surdité, la cécité et les paralysies diverses. Il fait régresser les tumeurs, les os se redressent, les articulations retrouvent leur élasticité. Et tout cela après un contact qui ne dure en général que quelques secondes. Les visiteurs croient se retrouver en Palestine, quand, presque deux mille ans plus tôt, un certain Jésus accomplissait des miracles au nom du Père éternel; beaucoup sont bouleversés de ce rappel des sources du Christianisme et partent en pleurant.

Il a un jour guéri une femme de sa surdité ; or, elle était l’épouse du Directeur de la ligne de chemins de fer « Union Pacific ». Le mari publia alors une circulaire unique dans les annales : Tout employé, ou parent, malade et désireux de rencontrer Schlatter se voit offrir le voyage. Des centaines de cheminots vont ainsi converger vers Denver. La gare de la Union Pacific se transforme vite en hall d’hôpital et quand les gens repartent, des centaines de béquilles devenues inutiles s’alignent le long des murs…

Comment a-t-il fait pour soutenir le rythme effréné de plusieurs milliers de personnes défilant devant lui quotidiennement, leur prenant la main et priant ? Mystère. Les témoignages des heureux élus sont formels : tous évoquent une décharge électrique dans leur corps. Schlatter lui-même révéla ressentir l’énergie divine lui parvenir par le front, puis la nuque; ensuite ses mains la font passer dans le corps de son vis-à-vis. On sait qu’il ne sortait pas de chez les Fox, il n’allait pas se régénérer le long d’un fleuve ou dans une forêt par exemple. Le soir, il bénit les milliers de lettres arrivées dans la journée et répond aux questions de journalistes ou d’amis des Fox, si « le Maître » l’y autorise, bien sûr. Puis il se couche, recommence le lendemain, et le fera deux mois durant.

Avec le recul, on est obligé de penser aux autres guérisseurs exceptionnels des 19e et 20e siècles : Comme Johann de Cronstadt, Bruno Gröning, Maître Philippe ou Raspoutine, François Schlatter soigne les petits comme les grands ; comme eux, il le fait dans un esprit christique dénué de tout esprit de lucre ; comme eux, il possède le don de voyance, voit à travers les corps et les âmes et peut y lire leurs manquements. Comme eux, et après avoir traversé des épreuves innommables, il rappelle la nécessité de remettre Dieu au centre de la vie quotidienne, politique, économique ou personnelle. Et comme eux enfin, il fut traqué par les journalistes, les sceptiques de tout poil, les médecins et les juges…

Le 13 novembre 1895, il signe et dépose un petit mot sur son oreiller : « M. Fox, ma mission est terminée. Le Père m’emmène. Goodbye ». Il ne se dirige pas vers Chicago comme tous les journalistes lancés à ses trousses le supposent ; il prend la route du sud, suivant les directives données par le Maître et par son fidèle bâton en cuivre3. Au bout de sept mois et six jours, il fait une halte dans la grange d’un ranch isolé à Datil au Nouveau-Mexique). La propriétaire, prévenue, vient voir cet étranger suspect et le reconnaît de suite: il l’avait soignée à Denver ! Le Père a conduit Schlatter « restaurer ses forces spirituelles dans un refuge sûr » chez Ada Morley, veuve d’un ingénieur ferroviaire et mère de trois enfants, dont une fille qui se prénomme Lorraine… Un signe !

Cette jeune femme cultivée, en quête d’un sens spirituel à sa vie, dirige un ranch mais milite aussi pour le droit de vote des femmes. Elle cachera Francis presque trois mois et notera fidèlement toutes ses paroles, ses idées et ses espoirs. Découvert à l’été 1896, car bien évidemment Schlatter soigne bêtes et gens sur le ranch sans contrepartie aucune, ce qui finit par se savoir, il reprend son périple, direction le Mexique. Schlatter prévient Ada : qu’elle ne s’inquiète pas, on lui annoncera sa mort, mais ce sera faux. Il est en effet convaincu qu’il reviendra, quoique sous une autre forme, et qu’il prêchera alors. Il sera le Christ. Pour cette vie-ci, la mort « n’est pas pour lui ».
Du livre qu’elle publia fin 1896, « La vie de la harpe dans les mains du Harpiste », une relation fidèle écrite à la première personne du singulier de tout ce que Schlatter lui avait révélé, il ne reste que trois exemplaires au monde! L’Alsacien fit encore la une des journaux lorsque l’on annonça qu’il était mort de faim en 1897, et de nouveau en 1899, et encore en 1909, cette fois-là, il était mort de vieillesse… On le confondait avec des imposteurs qui furent légion, imitant son style vestimentaire - mais jamais son mépris de l’argent !

Le vrai Schlatter a disparu bel et bien, mais pour beaucoup, il a été enlevé directement au ciel, comme Elie, la Vierge ou quelques autres rares élus. Je laisse le lecteur tirer ses propres conclusions quant à sa fin, mais pour un homme au parcours aussi extraordinaire, une mort normale n’aurait que bien peu de sens !

Marie Turquois pour Fabrice Deguy - 2026


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