>> Les grands guérisseurs de l'Histoire

Raspoutine - Grands guérisseurs

  Raspoutine  Grands guérisseurs Raspoutine, un guérisseur hors pair

Raspoutine était un paysan sibérien né en 1869 et qui mourut assassiné en décembre 1916. Sa vie a défrayé la chronique suite à plusieurs campagnes de dénigrement savamment orchestrées dans la presse de l’époque. Il nous en est resté une image sulfureuse… et fausse. Pourtant, les pires de ses détracteurs contemporains n’ont pu nier ses dons de guérisseur qui ont solidement établi sa réputation dans le peuple, même un siècle plus tard ! Toutefois, avec un taux d’illettrisme de plus de 75% dans la Russie tsariste, il est bien évident que les sources écrites nous manquent, puisque paysan soignant en premier lieu les « petits », les textes nous relatant ses agissements parmi ces derniers manquent cruellement. Mais plus sa réputation grandit, et plus les cercles « cultivés » le connurent et confièrent ses accomplissements à leur journal intime, leur correspondance ou leurs souvenirs publiés en exil après la révolution. Ces sources, ajoutées aux souvenirs de ses descendants nous permettent de rétablir la vérité.

Raspoutine - magnétiseur



Ses dons de magnétiseur, il les a démontrés alors qu’il était encore tout jeune, en présence de son père. Les chevaux de ce dernier nécessitaient parfois des soins et le petit Grégory savait y faire : il lui suffisait de caresser les muscles fatigués des bêtes et quelques heures plus tard, elles gambadaient de nouveau dans les champs ! Raspoutine affectionnait tout particulièrement les chevaux ; un témoignage fiable laisse à penser qu’il pouvait agir sur leur aura aussi. Un témoin oculaire raconta un incident lors d’un voyage vers le village natal de Raspoutine, Pokrovskoyé : « Grégory Efimovitch et le cocher étaient partis devant ; soudain les chevaux hennirent et se ruèrent sans savoir où. Mon fils eut peur, la sœur et moi poussâmes des cris qui énervèrent encore plus les bêtes.. soudain, à quelques mètres de l’attelage, Grégory Efimovitch étendit les bras alors que la troïka fonçait sur lui. Les chevaux s’arrêtèrent juste devant lui»

Raspoutine - le développement de ses dons



On ignore trop d’étapes de sa biographie pour savoir dans quelles circonstances ou auprès de quel maître il a appris à développer ses dons. Mais on sait qu’il savait faire des baumes ; pour soigner les saignements de nez, il utilisait par exemple de l’écorce de chêne. Il maîtrisait donc la thérapeutique des guérisseurs de campagne et des rebouteux. On sait également par sa fille aînée, Matriona, qu’il plaçait souvent sa main droite derrière la nuque de ses consultants, tout en tenant leur bras droit de sa main gauche. Ces gestes lui permettaient de cerner la personne et ses problèmes. Sa gestuelle consistait en « caresses » sur les bras pour rétablir une sorte de courant énergétique et redonner le sens de « l’amour », car selon lui, le monde en manquait cruellement. Il n’avait pas son pareil pour détecter ce manque fondamental parmi ceux qui venaient le voir. A une époque où les mariages arrangés étaient monnaie courante et les enfants de la haute société éduqués par des bonnes, on voit qu’il avait fort à faire !

Une jeune Moscovite, Hélène Djanoumova nous révèle dans ses Mémoires que, rencontrant Raspoutine chez des amis, elle évoqua  qu’elle venait de recevoir de très mauvaises nouvelles de sa nièce résidant à plusieurs centaines de kilomètres de là. En effet, la petite Alice souffrait de « scarlatine et de diphtérie compliquées d’une congestion des poumons et du rein. » Il y avait peu d’espoirs de la sauver, d’où la détresse de sa tante. Mais tandis qu’elle parlait, elle fut témoin de la scène suivante:  Raspoutine « devint jaune, cireux et immobile comme un cadavre ; ses yeux se révulsèrent et l’on ne voyait plus que le blanc. » Il prit ses mains entre les siennes et répéta tout bas plusieurs fois: « Elle ne mourra pas, elle ne mourra pas !». Ce fut tout. Il lâcha ses mains et son visage reprit sa couleur normale. « Il continua l’entretien commencé comme si de rien n’était ». La scène avait duré à peine plus de quelques minutes, Raspoutine ne semblait même pas avoir remarqué qu’il était « parti » ! Deux jours plus tard, la tante apprit que sa nièce avait connu une amélioration inexplicable au même moment. Et oui, la petite survécut.

Raspoutine - guérisseur du tsar



Présenté au couple impérial en 1906, Raspoutine devint le guérisseur attitré du petit tsarévitch, Alexis, atteint d’hémophilie, la terrible maladie qui empêche le sang de coaguler, rendant ainsi toute coupure ou hémorragie potentiellement mortelle. Cette maladie, transmise à ses héritières par la reine Victoria, toucha ainsi les grandes familles régnantes d’Europe, or à l’époque elle était incurable. La tsarine Alexandra, petite-fille de Victoria appelait souvent Raspoutine au chevet de son fils, (mais toujours après avoir épuisé les recours des médecins attitrés de la Cour). On possède le témoignage de la propre sœur de l’empereur Nicolas II : la grande-duchesse Olga précisa bien que Raspoutine ne s’approchait parfois pas du tout du malade, restant sur le seuil de la porte de la chambre du petit malade ; il récitait une prière, bénissait l’enfant et se retirait, en promettant une guérison rapide … qui arrivait dans les heures qui suivaient.

Raspoutine - son pouvoir de persuasion



Dans sa panoplie de guérisseur, il faut évoquer son pouvoir de persuasion qui se basait sur son regard et ses mots ; à son secrétaire trop souvent tenté par le démon du jeu, il avait dit en partageant avec lui un verre « tu ne joueras plus ! »  avec toutefois une restriction : « mais seulement tant que je vivrai . » Effectivement, l’homme ne toucha plus une carte jusquà la fin de l’année 1916 … Appelé un soir au téléphone par un émissaire du palais impérial, ses invités l’entendirent parler ainsi : « Quoi ? Aliocha (le tsarévitch Alexis) ne dort pas ? Son oreille lui fait mal ? Appelez-le au téléphone.. „ Puis prenant une voix bourrue d’oncle protecteur « alors, Aliocha, on fait matines à minuit ? Tu as mal ? Arrête tes bêtises. Va tout de suite au lit. Tu n’as pas mal à l’oreille. Tu n’as pas mal, je te dis. Tu entends? Dors » Un quart d’heure plus tard, le téléphone sonnait de nouveau : l’enfant dormait paisiblement.

On mena un jour Raspoutine au chevet d’un homme qui s’était tenu près de la victime d’un attentat à la bombe ; traumatisée de sa proximité avec le danger mortel, cette victime de ce que les chirurgiens militaires nomment « le vent du boulet » avait hurlé « pendant 3 jours, sans laisser approcher personne. » Appelé à la rescousse, Raspoutine expliqua: « J’ai commencé à le soigner, tantôt je relevais ses oreillers, tantôt je lui faisais des caresses, tantôt je tentais de l’apaiser. » Il lui parla aussi : «Ce n’est rien, ça va passer, il faut pardonner et oublier ». C’est cette parole qui fit sortir l’homme de son état léthargique: « Oublier ? Espèce de vieux diable. Si c’était sur toi qu’on avait tiré, tu parlerais bien autrement ! » Raspoutine conclut en souriant, avec un bon sens bien en avance sur son temps : « Dès qu’il eut parlé, son cœur fut délivré et il alla mieux ».

Raspoutine - un homme hors du commun



Durant l’une de leurs nombreuses interviews de cet homme hors du commun déjà de son vivant, des journalistes, lui demandèrent s’il pouvait soigner tout le monde ; il répondit qu’il demandait d’abord si les gens croyaient en Dieu. La moitié du travail, selon lui, était alors faite. Si non, c’était beaucoup plus dur. Croire en une force supérieure qui inclut un pouvoir curatif était pour lui une condition essentielle de toute guérison.  Mais on a vu qu’il alliait aussi un grand sens psychologique à sa gestuelle de guérisseur. Par contre il avoua ne pas aimer soigner les enfants. Aux journalistes choqués de cette admission, il expliqua qu’il intervenait peut-être dans le plan divin – il lui fallait donc accepter de prendre sur lui tous les péchés futurs de ce petit d’homme. On est donc loin, très loin, de l’image habituelle du débauché cynique que trop de biographes donnent encore de cet homme qui priait tous les jours avec une ferveur sincère.

Raspoutine - médium



Ses dons de médiumnité l’ont certainement aidé également. Un mari lui avait demandé de l’aide à sortir sa femme d’une dépression chronique depuis la mort de leurs enfants en bas âge. Raspoutine lui décrivit la « vie » des petits dans l’au-delà, et la mère retrouva sa joie de vivre. Un jour, tandis qu’il posait pour un sculpteur commissionné pour faire son portrait, ils furent interrompus par un homme qui le supplia d’intervenir pour son frère. Raspoutine se concentra et quelques secondes seulement lui suffirent pour déclarer qu’il lui fallait agir de toute urgence pour éviter la mort. Le cocher reçut beaucoup d’argent pour conduire le plus vite possible et le frère fut sauvé in extremis!

Raspoutine - LA guérison dite miraculeuse



Et puis, il y a bien sûr LA guérison, celle dite « miraculeuse », opérée tandis que le thaumaturge se trouvait chez lui en Sibérie, par-delà les montagnes de l’Oural, et son petit malade, Alexis alité dans le domaine de chasse de Spala en Pologne russe, à quatre mille kilomètres de là. Son état était si grave qu’on lui avait administré la dernière onction et que le site de son monument funéraire avait déjà été choisi ! Matriona Raspoutine décrit comment, après avoir reçu un télégramme désespéré de la tsarine, son père se mit à prier devant les icônes de leur salle à manger. Il interdit à sa fille de le toucher et tomba en transe, devenant aussi blanc qu’un linge. A son réveil, il engloutit plusieurs tasses de thé et fit envoyer une réponse par télégramme : « L’enfant est sauvé, Dieu a entendu tes prières. Que les docteurs ne l’embêtent pas trop. » Et l’enfant fut effectivement rétabli.

Raspoutine - le scan du corps



Raspoutine pouvait aussi littéralement « scanner » le corps d’un consultant pour déterminer son état de santé. On en a une confirmation tardive grâce au dramaturge et écrivain Edouard Radzinsky. Participant comme conseiller au tournage d’un film historique, il entendit une vieille babouchka toute ridée recalée lors du casting, marmonner près de lui, « la vieille mocheté, elle était bien assez jolie pour Raspoutine ! » Intéressé par l’histoire, il entreprit aussitôt d’en apprendre plus de la part de ce témoin inattendu ! Surprise : La vieille dame ne cacha pas son énervement envers ce Raspoutine dont la réputation de Don Juan était, à son sens, surfaite et pour cause : quand elle était jeune, poussée par la misère, elle vendait son corps ; Raspoutine l’avait abordée dans la rue, puis emmenée dans une chambre d’hôtel. Il lui avait demandé de se déshabiller, l’avait regardée longuement, avait payé et était reparti. Il ne s’était rien passé d’autre mais en partant, il lui avait dit de surveiller son rein gauche. Vingt ans plus tard, elle subit l’ablation de ce rein…

Raspoutine - une réputation à salir



On imagine aisément que les ennemis du tsar se sont servis de cet épisode (loin d’être unique) pour salir la réputation du paysan et de son auguste protecteur ; mais on est ici en présence d’une forme de contrôle sexuel pour vérifier que le don, quel qu’il soit, est toujours présent. Une technique ancienne puisque l’on sait par exemple qu’au Moyen-Age, un saint homme d’Emesse se rendait dans la partie réservée aux femmes des bains publics russes. Rester de marbre devant ces beautés nues, ou plutôt comme il le disait lui-même « comme un morceau de bois », lui permettait de vérifier son état spirituel et la persistance de ses dons de guérisseur, l’un n’allant pas sans l’autre. L’anecdote relatée par la vieille babouchka illustre bien cette utilisation chaste de la sexualité pour les « hommes de dieu ». Raspoutine s’en expliqua à un ami :  « Tu veux savoir comment j’arrive à cela ? Je dirige le désir, du ventre au cerveau, et alors je suis invulnérable ». Dans quel monastère, auprès de quel maître a-t-il appris cette technique ? Nul ne le sait.

Raspoutine - un effet calmant sur les gens



Il faut aussi mentionner l’extraordinaire effet calmant qu’il avait sur les gens. On peut imaginer l’état mental d’un souverain en perpétuel danger d’être tué par une bombe ou assassiné par un fou et dont l’unique fils et héritier est atteint d’une maladie incurable. L’éducatrice des enfants impériaux, très prude, s’offusqua de voir un homme, un paysan de plus, avoir accès aux chambres des enfants des souverains. Elle raconta donc au tsar tout le danger que représentait ce « pèquenot » dans le palais impérial.
-« Alors, vous aussi vous ne croyez pas à la sainteté de Grégory Efimovitch ? demanda Nicolas II. Et le tsar avoua alors « Que diriez-vous si je vous disais que je n’ai survécu à ces années difficiles que grâce à sa présence? »

Raspoutine - lecture de l'aura



Lecture de l’aura, passes magnétiques, attouchements (probablement de chakras), lecture du corps, voyages chamaniques, conviction imposée mais aussi son accent mis sur l’amour et le pardon, action de la prière, tous ces faits avérés nous montrent la vaste palette de ses dons ; le recadrage spirituel de ses consultants leur permettait de considérer leurs maux avec une plus grande distance et d’entamer ainsi un processus de guérison.

Je laisse le mot de la fin au petit héritier du trône qui évoqua lui-même, après la mort de Raspoutine, les gestes thérapeutiques de celui qu’il considérait comme un saint : « Maintenant on me soigne et on prie pour moi, mais ça ne donne rien. Alors que lui, il m’apportait une pomme, me caressait où j’avais mal et ça allait tout de suite mieux ».


Marie Turquois pour Fabrice Deguy


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